Les bases de la sauvegarde en 4 points

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Sauvegarder, sur le principe nous sommes tous d’accord. Mais plusieurs questions se posent alors… Pourquoi sauvegarder au fait? Que mettre dans nos sauvegardes? Quels supports de sauvegarde employer? Comment procéder à sa sauvegarde? Ce sont précisément les 4 points que nous allons aborder ici.

Pourquoi sauvegarder au fait?

Nous stockons de plus en plus de données en tous genres. Que ce soit nos souvenirs de vacances ou ce document de travail tellement important, ce sont des choses que nous n’aimerions pas voir disparaître du jour au lendemain.
Or les causes de pertes de données sont bien réelles, mais surtout fréquentes :

  • Casse matérielle
  • Virus
  • Catastrophe naturelle (ou pas…)
  • Vol
  • Perte
  • Mauvaise manipulation…

Une chose est sure, ça n’arrive pas qu’aux autres…

Que mettre dans nos sauvegardes?

Forts de tous ces constats, doit-on pour autant devenir des « serial-sauvegardeurs-fous » en puissance? En fait… Oui.
Pour bien faire il faudrait être sûrs que chaque chose qui nous est précieuse soit récupérable au besoin. Ce qui varie c’est le risque que l’on est prêt à courir, la confidentialité des données, la fréquence de sauvegarde, la lourdeur du procédé que l’on s’autorise à supporter…
Il va donc falloir faire des choix pour chaque type de données.

En effet si on regarde de plus près le contenu de nos ordinateurs, il y’a plusieurs catégories de données :

  • Celles qui sont modifiées fréquemment et impliquent du temps de travail, typiquement ce sont les documents texte, présentations, ou autres travaux de production professionelle. Leur légèreté nous laisse envisager une sauvegarde en temps réel aisée. Leur perte implique généralement des conséquences loin d’être négligeables…
  • Celles qui sont stockées une fois et ne font que s’accumuler sans jamais êtres modifiées par la suite. Ce sont généralement les fichiers multimédia comme les photos, musiques, vidéos… La le poids peut être conséquent impliquant un processus de sauvegarde nécessitant des moyens de stockage plus importants mais également une lourdeur dans la procédure accrue. En revanche du fait de leur stabilité dans le temps, leur sauvegarde n’a besoin d’être réalisée qu’une seule fois.
  • Celles qui sont plus facilement reproduites que transférées. Cela concernera l’installation d’un logiciel par exemple, d’autant plus qu’il est souvent préférable de procéder à une réinstallation propre d’un logiciel plutôt que de le recopier à l’endroit où il devait être…

On remarque bien que selon le type de données, les supports et  méthodes que l’on va retenir pour notre sauvegarde varient.

Quels supports de sauvegarde employer ?

Avant tout faisons un tour rapide des différents supports et moyens de sauvegarde pour essayer d’en cerner les avantages et faiblesses. Nous verrons ensuite lesquels sont les plus adaptés selon les besoins cités précédemment.

Il y’a d’abord, les stockages de type amovibles. On parle ici des clés USB, Disques dur externes, et autres CD/DVD/BluRays… Leurs principaux avantages sont leur simplicité d’usage, leur universalité, et bien évidemment leur transportabilité. Mais cela va également constituer leur principales faiblesses :

  • Les clés USB sont très pratiques et permettent de plus l’échange de données, mais c’est aussi un petit objet éphémère et qui se perd (qui a dit vole?) très facilement. Elles semblent donc inappropriées aux fichiers sensibles (du moins sans système de cryptage). Leur utilité est d’avantage la sauvegarde éphémère et rapide, ou l’échange de données entre 2 personnes sans réseau.
  • Les disques durs externes permettent de stocker de nombreuses données pour un prix par Go vraiment rentable, mais restent (pour les versions non SSD) très fragiles lors des transports et fréquemment utilisés assez sensibles à l’usure. Leur avantage est que bien stockés, où justes vérifiés de temps en temps, ils sont fiables dans le temps. De plus ils permettent de sauvegarder de bonnes quantités de données en peu de temps.
  • Les supports optiques quand à eux, sont insensibles aux chocs, étanches, et non magnétiques ce qui leur confère de bonnes prédispositions au stockage des archives. Attention néanmoins, ils se dégradent avec le temps surtout dans un environnement variable (température, humidité, lumière). La durée de vie de stockage varie en général selon la qualité entre 2 et 10ans.
  • La disquette… non je rigole ;-)

Vient ensuite les sauvegardes fixes. Il faut alors distinguer la sauvegarde distante qui vise à prévenir, en plus d’une panne ou mauvaise manipulation, du risque de vol ou de perte du matériel, de la sauvegarde locale qui elle, ne vise à prévenir que de la mauvaise manipulation (sauvegarde dans un autre dossier avant modification d’un document par exemple) ou de la panne (sauvegarde sur un autre disque dur). Bien que le « versionning » (sauvegarde des étapes de modifications des documents en différentes versions) soit conseillé, ce n’est pas ce que j’appelle réellement de la sauvegarde tant le nombre de risques non pris en compte est important. Une sauvegarde doit se faire à minima sur un support distinct de son poste d’origine. Il existe plusieurs solutions la encore.

  • Le stockage sur un périphérique de type NAS (un espace de stockage accessible par le réseau). De type boîtier autonome, ou mieux serveur, même si un répertoire partagé sur un autre ordinateur peut aussi remplir en partie ce rôle, il permet de garantir la conservation des données même en cas de catastrophe (foudre par exemple), ou vol de sa machine. Leur avantage est avant tout leur capacité de stockage ainsi que leur accessibilité partagée entre plusieurs membres d’un même réseau (une solution de sauvegarde qui sert à plusieurs personnes). Certains NAS offrent également une tolérance à la panne de leur matériel (Disques en Raid) L’inconvénient étant avant tout le prix, variant en fonction du nombre de disques installables et de la performance (compter bien 300€ sans les disques jusque plusieurs milliers d’euro pour les modèles entreprise). L’idéal est de placer le NAS dans une pièce sécurisée et surtout différente de celle où se trouve le reste du matériel informatique.
  • En poussant la logique du NAS, on peut se demander pourquoi ne pas stocker ses sauvegardes hors de notre maison ou de nos locaux. Cela donne lieu à la recherche d’un hébergement pour les données, les hébergeurs l’on bien compris, ils fournissent pour la plupart des solutions clé en main pour la sauvegarde distante, et se proposent d’héberger vos données, permettant de fait le partage et l’accès à celles-ci lors de vos déplacements. Il existe ainsi des entreprises (ou solutions) spécialisées dans ce domaine (Dropbox, GoogleDrive, Skydrive…) qui proposent un espace de stockage associé à un client qui s’occupe de synchroniser toute nouvelle donnée avec le « cloud ». Attention néanmoins à bien lire les conditions générales et surveiller les conditions de stockage de nos données (analyse à des fins marketing, durée de garde des anciennes données, versionning…). Il faudra aussi prendre en compte certaines notions légales comme le cadre du Patriot Act américain (j’y reviendrais dans un prochain article). Dans tous les cas, bon nombre de ces solutions (gratuites dans leur offres de base) conviendront parfaitement pour un usage familial. Pour les puristes, il existe des version « privées » de ce genre de solution, qui peuvent s’installer sur un serveur dédié, avec un client qui rempli les fonctions de synchronisation à partir des postes (OwnCloud est très bien pour cela par exemple).

Quelque soit le support choisi, l’important n’est pas seulement « quoi sauvegarder? », mais aussi et surtout, « si j’avais besoin de ma sauvegarde comment je procéderais? », prévoir la récupération de sa sauvegarde pour reprendre au plus vite et au mieux son travail s’appelle un « plan de reprise », c’est indispensable, mais si souvent oublié dans la réflexion…

Comment procéder à sa sauvegarde?

Une fois son support choisi, encore faut il déterminer le moyen de copier ses données dessus, pour cela il existe 1001 solutions, allant de la ligne de commande de copie bête et méchante exécutée régulièrement (je ne le recommande pas, car trop peu de contrôles sont effectués en général et un problème d’accès à un fichier ouvert peut corrompre la sauvegarde.), jusque des solution professionnelles proposant un contrôle antivirus, compression, cryptage, contrôle de somme… Entre les deux nous retrouvons les clients de synchronisation fournis par les solution de type « cloud » citées plus haut, ainsi que des logiciels moins complexes mais tout aussi puissants tels que Cobian Backup par exemple.

Les clients de synchronisation n’offrent en général pas trop d’options, souvent on désigne un dossier à synchroniser, et toute modification au sein de celui-ci est immédiatement reporté dans le cloud. Seule votre connexion internet limitant la rapidité de duplication.

Les logiciels comme Cobian offrent un choix de réglages bien plus vaste comme les modes de sauvegarde :

  • Complète : à chaque exécution l’ensemble de la source est transférée, et la destination remplacée.
  • Synchronisation : les modifications apportées à la source sont répercutées sur la destination (attention l’effacement de fichiers sur la source étant reproduit sur la destination, ce n’est pas une vraie sauvegarde).
  • Incrémentielle : Chaque fichier modifié est ajouté en plus de son original sur la destination de sauvegarde, permettant de récupérer une ancienne version au besoin.

La puissance peut provenir de la combinaison des modes dans le logiciel. On peut par exemple dire :

  • On sauvegarde tous les jours à minuit.
  • De façon incrémentielle.
  • En conservant les 7 dernières sauvegardes.
  • En réalisant une sauvegarde complète tous les 28 jours.

Ainsi on a 7 jour d’historique, et 1 fois par mois on sait notre sauvegarde pure…

Voila, le tour est fait, à vous de trouver ce qui vous convient le mieux, je pense que vous avez la de bonnes bases de réflexion. Une dernière chose… comment dire…

En fait le secret d’une bonne sauvegarde c’est quand même d’y avoir pensé avant d’en avoir besoin ;-)

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